Débloquer Son Fonds de Roulement

Les entreprises peuvent augmenter leur fonds de roulement grâce à un système de paiement et de facturation optimisé

Peter Kenter

Les entreprises qui souhaitent débloquer leur fonds de roulement négligent souvent une source de capital qui se trouve pourtant sous leurs yeux : un flux de trésorerie sous-optimal piégé dans un système de facturation et de paiement inefficace.

« Les nouvelles entreprises comme les multinationales cherchent toutes des sources de fonds de roulement supplémentaires », indique Paul Roman, vice-président et directeur général, Paiements, entreprises – Mondial d’American Express.

« Même si une entreprise bénéficie d’un bon financement, des changements saisonniers ou des occasions inattendues l’obligeront à rechercher ce fonds de roulement supplémentaire. Toutefois, accéder à ces capitaux par l’entremise de sources de prêt traditionnelles peut être plus coûteux que de trouver l’argent dans son propre flux de trésorerie. Nous avons passé en revue 100 000 clients dans la plupart des marchés verticaux et nous avons constaté que de nombreuses entreprises souhaitaient prolonger leur délai moyen de règlement ou accélérer leur délai moyen de recouvrement des créances. »

American Express aide justement les entreprises sur ces aspects grâce à des solutions comme la plateforme de paiements. Celle-ci permet aux acheteurs de téléverser des factures approuvées avec des instructions concernant la date de paiement au fournisseur. American Express paye le fournisseur plus tôt, tandis que l’acheteur règle le montant à American Express plus tard, ce qui permet de conserver le fonds de roulement plus longtemps.

« Accélérer les paiements permet souvent de négocier un meilleur tarif avec les fournisseurs, qu’il s’agisse d’une entreprise de fournitures de bureau ou de matériaux de construction », explique M. Roman.

S’assurer que ces solutions conviennent aux acheteurs et aux vendeurs requiert plus qu’une simple efficacité dans le traitement des opérations. American Express a développé une expertise pointue dans certaines catégories d’affaires afin d’indiquer aux entreprises si ces solutions leur permettraient ou non d’optimiser leur fonds de roulement.

« Nous sommes submergés de demandes provenant de marchands qui sont déjà clients chez nous, afin que nous les aidions à accélérer les délais de recouvrement de leurs acheteurs qui utilisent peut-être déjà American Express dans une autre mesure, admet Paul Roman. Ils nous demandent même d’attirer des acheteurs, ce qui nous place en position de créanciers en leur nom. Nous travaillons pour les deux parties afin d’accroître l’efficacité et de générer des fonds de roulement tant pour les acheteurs que pour les fournisseurs. »

American Express met également à profit son expertise en aidant les entreprises à analyser les comptes fournisseurs et les comptes clients dans leur flux de trésorerie.

« Nous pouvons effectuer une foule d’analyses de leur situation sans frais, précise M. Roman. Par exemple, nous pouvons indiquer aux directeurs financiers quels sont les marchés verticaux et les parties favorables au secteur qui sont généralement prêts à accepter des paiements accélérés, que ce soit par carte ou par virement électronique de fonds (VEF), en fonction de notre expérience auprès de 100 entreprises comme la leur qui ont une base de fournisseurs similaire. »

Amex identifie rapidement les opérations pour lesquelles ces solutions permettent de débloquer le fonds de roulement. Il en résulte une solution personnalisée qui s’applique à certains types d’entreprises ou à des fournisseurs en particulier. Amex travaille également à réduire les barrières technologiques qui peuvent nuire à l’efficacité de ces opérations.

« Nous aidons les entreprises à repérer les moyens faciles d’accroître l’efficacité et d’accélérer l’accès au fonds de roulement, explique M. Roman. De cette manière, elles savent à qui s’adresser en premier. La dernière chose que l’on souhaite, c’est attirer un fournisseur et se rendre compte qu’il faut beaucoup de travail pour pouvoir en dégager des bénéfices. »

Paul Roman rappelle que ces solutions sont adaptables et négociables. Les petites et moyennes entreprises peuvent penser qu’une carte offre l’approche la plus efficace.

« Toutefois, il y a une différence entre commander plusieurs ordinateurs portables à une entreprise et acheter un système de serveur valant des millions de dollars, nuance-t-il. Pour des montants aussi élevés, nous commençons à utiliser les VEF. Les coûts sont adaptés à un niveau approprié à l’opération et peuvent être très concurrentiels. Cependant, la volonté de tirer parti des comptes fournisseurs et d’accélérer le recouvrement des créances reste la même. »

Amex peut aussi faciliter les paiements transfrontaliers ou permettre aux acheteurs et aux vendeurs de payer en dollars américains ou en toute autre devise demandée.

Paul Roman encourage souvent les entreprises dont la plupart des opérations se font encore par chèques à essayer les solutions dans un segment de leurs comptes fournisseurs, puis à comparer les résultats aux opérations par chèques restantes.

« La plupart du temps, après avoir testé et analysé les solutions, elles en constatent rapidement les bénéfices, admet-il. Leurs chèques traditionnels ne font pas long feu. »

Paul Roman remarque qu’optimiser le flux de trésorerie des entreprises a généré une croissance disproportionnée pour Amex au Canada.

« Même de nombreuses entreprises ayant un plan des plus exigeants pour gérer leur fonds de roulement se sont rendu compte que leur plan n’était pas si solide qu’elles le pensaient, reconnaît-il. Parfois, les entreprises viennent simplement nous voir, car le fonds de roulement que nous pouvons les aider à débloquer est piégé dans un projet spécial déjà prévu au calendrier. »