L’incertitude mondiale incite les directeurs financiers canadiens à se concentrer sur le marché intérieur Selon une étude annuelle, les directeurs financiers du pays entrevoient l’année 2016 avec un optimisme prudent.

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TORONTO, le 10 mars 2016 / CNW/ – Bien que les entreprises du pays donnent la priorité à la croissance, la plupart prévoient se serrer la ceinture, cibler leurs dépenses et miser sur le marché intérieur au cours de la prochaine année, selon les cadres canadiens qui ont participé au neuvième sondage annuel d’American Express et CFO Research sur les activités mondiales et le suivi des dépenses.

Plus de la moitié des cadres canadiens (62 %) déclarent des revenus plus élevés que l’an passé, mais un sentiment d’incertitude économique et politique incite les entreprises à minimiser les risques en misant davantage sur les marchés intérieurs (47 %) et en augmentant les investissements en gestion des risques et en sécurité (47 %). Le nombre d’entreprises canadiennes indiquant des dépenses et des investissements étroitement contrôlés afin de maintenir la rentabilité a augmenté de 30 %. Il s’agit de la plus forte augmentation dans le monde. Ces résultats s’appuient sur un échantillon de 651 dirigeants financiers et cadres en Amérique du Nord (les États-Unis et le Canada), en Europe, en Amérique latine (y compris le Mexique1), en Asie et en Australie.

« Les directeurs financiers canadiens ne sont peut-être pas aussi optimistes qu’ils l’étaient auparavant, mais ils continuent de faire des investissements ciblés dans les secteurs qu’ils jugent les plus importants », déclare Paul Parisi, vice-président et directeur général, Paiements, entreprises – Mondial d’American Express au Canada. « Plusieurs entreprises profitent de 2016 pour s’assurer que leurs processus commerciaux sont rigoureux et que les éléments comme le flux de trésorerie sont intacts, afin de conserver leur rentabilité et d’augmenter la possibilité de croissance future. »

Optimisme prudent en ce qui concerne la croissance

Bien que 63 % des cadres canadiens prévoient toujours une expansion économique au cours des douze prochains mois, il s’agit d’une légère baisse comparée au 73 % indiqué l’an passé. De plus, un cadre sur cinq prévoit maintenant un repli économique, alors que l’année dernière, c’était seulement trois pour cent.

En 2015, 70 % des cadres indiquaient que la disponibilité des capitaux était le facteur décisif pour accélérer la croissance, mais seuls 40 % ont fait de même cette année et 23 % des répondants voient maintenant la disponibilité du capital comme un point négatif. Ils sont de l’avis que les changements politiques à l’étranger (27 %) et les fluctuations du taux de change (20 %) ont une incidence négative sur la croissance, et que les taux d’intérêt (45 %) aident au développement de leurs entreprises.

Les directeurs financiers cherchent à optimiser le flux de trésorerie

Deux tiers (66 %) des cadres indiquent que l’optimisation du flux de trésorerie sera plus importante en 2016 qu’elle ne l’était l’an passé, puisque les entreprises canadiennes cherchent à obtenir les fonds nécessaires pour établir et faire croître leurs activités.

Les entreprises prévoient également réduire les investissements en fusions et en acquisitions (36 %), augmenter les dépenses en activités de ventes et de marketing (34 %), augmenter la capacité de production ou de prestation de services (24 %) et améliorer la veille d’affaires et les analyses (23 %) par rapport à l’an passé. Faisant la preuve qu’ils se tournent vers l’avenir, près d’un tiers (31 %) des cadres prévoient également augmenter les dépenses en technologie mobile.

Points de vue opposés sur les emplois

Comme ce fut le cas dans le sondage de l’an passé, la moitié des cadres canadiens ont de la difficulté à embaucher des employés qualifiés ou spécialisés et à pourvoir les postes de gestion, ce qui a une incidence sur leur capacité à atteindre les objectifs de rendement. La moitié des entreprises prévoient offrir des horaires de travail souples au cours de l’année à venir afin d’attirer et fidéliser leur effectif.

Inversement, 70 % des entreprises canadiennes prévoient embaucher des travailleurs temporaires ou contractuels en 2016 et près de deux tiers (60 %) d’entre eux déclarent s’attendre à ce que les employés qui ne travaillent pas à temps plein fassent partie intégrante de leur entreprise au cours des deux prochaines années.

Une perspective mondiale

La confiance économique demeure solide en Amérique du Nord, malgré la baisse observée par rapport au point culminant de l’an dernier. Avec 63 % des cadres qui s’attendent à ce que le pays connaisse une expansion économique modeste ou importante, le Canada n’est pas aussi optimiste que les États-Unis (73 %) et se retrouve sous la moyenne mondiale de 65 %.

Si l’on se tourne vers l’étranger, les perspectives européennes restent stables, mais à un niveau inférieur, alors que les pays de la région poursuivent leurs efforts pour se remettre de la crise de l’endettement qui a fait son apparition il y a plusieurs années. Par ailleurs, l’Amérique latine affiche une très faible hausse du niveau d’optimisme par rapport aux résultats de l’an passé, laquelle est largement attribuable à la confiance économique du Mexique. En revanche, les perspectives pour la région Asie/Australie poursuivent leur déclin des trois dernières années, reflétant un portrait bien plus sombre pour Singapour, Hong Kong et la Chine. Ainsi, les perspectives de cette région se sont dégradées jusqu’à se retrouver inférieures à celles de l’Europe, pour la première fois dans l’histoire du sondage.

« La confiance à l’égard de l’économie canadienne a été un peu ébranlée par la chute des prix du pétrole, le changement dans le pouvoir politique et le ralentissement des exportations, mais plus de la moitié des entreprises déclarent des revenus plus élevés qu’en 2015, ajoute M. Parisi. Je crois que nous voyons un optimisme prudent cette année, alors que les directeurs financiers canadiens continuent d’augmenter leurs dépenses intérieures et font des investissements stratégiques pour la croissance future. »

À propos de Paiements, entreprises – Mondial d’American Express

Solutions de paiement pour entreprises d’American Express offre la Carte affaire, les solutions d’achat pour les entreprises et d’autres services relatifs à la gestion des dépenses aux moyennes entreprises et aux grandes sociétés du monde entier. Important fournisseur de Cartes commerciales à l’échelle mondiale, American Express a servi 62 % des sociétés classées au palmarès Fortune 500MD en 2013 et des dizaines de milliers de clients d’affaires. Pour plus d’information, visitez business.americanexpress.com/ca/fr.

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Au Canada, American Express exerce ses activités sous les raisons sociales Banque Amex du Canada et Amex Canada Inc. Ces deux sociétés sont des filiales en propriété exclusive d’American Express Travel Related Services Company, Inc., dont le siège est à New York. Il s’agit de la plus importante division d’exploitation d’American Express Company. La Banque Amex du Canada émet les Cartes de paiement et de crédit American Express et propose des produits exceptionnels, tels que la Carte RemiseSimpleMC d’American ExpressMD, la Carte Or avec primes American ExpressMD et la Carte en Or AéroplanPlusMD American ExpressMD. American Express a ouvert ses premiers bureaux à Toronto et à Hamilton en 1853. Pour plus de renseignements, visitez le site AmericanExpress.ca/fr ou suivez-nous sur Facebook.com/AmericanExpressCanada et sur YouTube.com/AmericanExpressCAD.

À propos de CFO Research Services

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